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Dépenser l’argent de Dieu pour l’amour de Dieu

Date: mars 25, 2015 Author: Webmaster Category: Articles Comments: 0

MoneyLouange à Dieu, Le Généreux, Le Maître du pouvoir et Le Maitre des rois auquel tout revient. Il attribue la royauté à qui Il veut et en dépossède qui Il veut ; Il rend puissant qui Il veut et avilis qui Il veut. Tout le bien est en sa main et Il est Omnipotent.
Cela dit,
Sache que l’argent appartient à Dieu (Allah) et délégation est faite à nous (humains) pour le dépenser pour la cause Dieu. Et cet argent reviendra en fin de compte au vrai propriétaire, le Maitre de l’univers, gloire à Lui.
Allah dit dans le coran : « Croyez en Allah et en son Messager, et dépensez de ce dont Il vous a donné la lieutenance. Ceux d’entre vous qui croient et font des dons charitables recevront une grande récompense ». On relève que ce verset allie la foi avec les dépenses pour la cause d’Allah, et ces dépenses ne se limitent pas à l’aumône légal mais vont au-delà, puisque le croyant doit être généreux à chaque fois qu’on le sollicite. Il faut savoir que l’argent que nous dépensons pour la cause de Dieu est, en réalité, propriété d’Allah dont il nous a permis de disposer. C’est une représentation étonnante de la relation que nous avons avec l’argent, les biens d’ici-bas en général. Nous croyons tous que nos maisons, par exemple, et ce qu’elles contiennent sont incontestablement notre propriété. Et pour les préserver nous sommes prêts à faire le sacrifice. Cependant le coran déclare « Il vous a donné la lieutenance ». Par ailleurs, on lit « … Et faites-leur des dons des biens dont Allah vous a pourvus ». A méditer sur les différents versets, on relève qu’en réalité nous ne sommes pas propriétaire de ce que nous avons entre les mains mais seulement des dépositaires avec la permission d’en disposer selon les préceptes divins.
Ainsi l’argent dont nous disposons n’est en réalité pas le notre. Il en est de même pour nos ancêtres qui en ont eu la lieutenance un certains temps et n’ont rien pris lorsqu’ils ont disparu. Nous avons eu cet argent, ces biens en héritage et que nous laisserons à nos ascendants qui, eux, à leur tour le laisseront à leur successeurs…jusqu’au jour où Allah héritera la terre avec ce qu’elle comporte.
L’islam régit notre relation avec l’argent et rejette tout caractère absolu de la propriété pour ne pas laisser place à l’égoïsme et la cupidité auxquels peuvent être liés, au moins, un manque de confiance en Dieu et une faible prédisposition à le rencontrer. Dans ce cas le possesseur ne sent pas la présence de Dieu quant à l’argent dont il dispose et, de ce fait, n’accepte l’association de personne. Son seul souci demeure l’amassement de l’argent, peu importe pour lui la licéité de son origine et l’accomplissement des préceptes d’Allah. La raison en est qu’il n’est pas confiant en ce dernier et ignore la fin fatale. La richesse d’un possesseur ou propriétaire pareil conduit à la perversion et arrogant. A ce propos, le coran dit : « Pourtant, l’homme devient arrogant dès qu’il se sent suffisamment nanti. Mais, c’est vers ton seigneur qu’est le retour ». Par ailleurs on peut lire : « Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent ».
Pour cela, on peut dire que l’islam a libéré le musulman de l’adoration sauf celle d’Allah et libéré l’argent du monopole en le rendant au service de la société. C’est ce qu’a compris Abou Dhar puisqu’il a déclaré : « Le prophète m’a déclaré que celui qui possède de l’argent, de l’or ou un trésor et le thésaurise, ira en enfer ».
Dans ce contexte, nous évoquons l’histoire du bédouin qui s’est adressé au prophète (salut et bénédiction sur lui) en lui disant « Donnes moi (de l’argent), oh ! Mohammed ; tu ne me donnes pas de ton argent ni de l’argent de ton père ». Pour cette insolence à l’égard du prophète, Omar Ibn Al Khattab, s’apprêta à exécuter le bédouin qui ne dut son salut qu’à l’intervention du prophète. Ce dernier n’a pas manqué de lui donner à la suffisance.
Cette attitude du prophète est une belle illustration du sens de la lieutenance, s’agissant d’argent, mission dont est chargé l’être humain. C’est également une leçon donnée à ses compagnons, fondée sur la générosité, l’élévation sur les choses d’ici-bas et le désir de ce qu’il y a dans l’au-delà.
Il a été demandé à un bédouin, propriétaire d’un grand nombre de camélidés : « A qui sont ces chameaux ? ». Il répondit : « Ils sont chez moi, mais appartiennent à Dieu ».
C’est ainsi que la communauté musulmane a compris le sens de la vie. C’est une communauté qui considère l’argent comme un moyen et non un but en soi. Elle conçoit une société sans classes ni privilèges, et où le crime et les pratiques imparfaites n’ont pas droit de cité. Contrairement à ce qui se passe aujourd’hui. Les musulmans étaient une communauté divine mettant tout ce qu’elle possédait au service d’Allah. C’est la raison pour laquelle le musulman ne doit pas s’attarder à exécuter les ordres divins en dépensant l’argent dont Allah lui a donné la lieutenance. Cette dépense doit honorer l’islam, le défendre, propager le savoir et, par contrecoup, combattre l’ignorance. En somme, elle doit être faite pour l’amour de Dieu.
L’islam s’élève par la générosité, les dons et s’affaiblit par l’avarice.

Dr. Jamal AlTerkaoui.

Version arabe